Je participais samedi à ma toute première compétition de ski alpinisme, la Night Race 777 à Loèche-les-bains. C’est une course verticale donc pas de stress avec les transitions, il suffit de gravir les 777 mètres qui nous séparent de l’arrivée et du repas qui nous sera servi au sommet.

Je suis positionné un peu trop loin de la ligne de départ à mon goût, mais pas facile de se faufiler devant avec des skis aux pieds... Je me dis qu’en tant que débutant, je suis à ma place et accepte mon sort. Je ne vise de toute façon pas de performance, l’objectif du jour est simplement de découvrir un nouveau sport et de nouvelles sensations.

Le départ est donné à 18 heure précise. Sans surprise, je me retrouve un peu coincé, mais parviens assez facilement à remonter tranquillement malgré tous ces skis et ces bâtons qui sont remués dans tous les sens. Après une dizaine de minutes de course, nous arrivons sur un long faux-plat… Au vue des chronos des précédentes éditions, je savais bien que le parcours ne serait pas très raide, mais j’avais espoir que la pente soit plutôt constante. Ce genre de faux-plat me désavantage puisque le poids en trop dans mes pieds me pénalise plus à grande vitesse…

Après un deuxième faux-plat, nous frappons un mur... Pas celui redouté les marathoniens, mais un mur bien réel qui à mon grand plaisir semble nous mener jusqu’à l’arrivée. Je réussi à gagner quelques positions, mais les jambes commences à brûler et ça devient de plus en plus difficile. La pente est forte, les peaux d’un des italiens devant moi glissent tellement qu’il se voit obligé d’improviser quelques virages dans la pente pour progresser. De mon côté, mes peaux plus larges sont parfaites sur ce genre de pente.

Dès que j’aperçois l’arrivée, j’accélère le rythme et je parviens à gagner 4 positions dans les derniers mètres de la course, dont une tout juste avant la ligne. Ce fut une chaude lutte jusqu’à la fin. Nous sommes d’ailleurs dix coureurs dans la même minute! J’ai mis 42 minutes et 19 secondes pour parcourir les quatre kilomètres. Le vainqueur du jour, à peine plus de 35.

D’après mes savants calculs, je devais mettre un peu moins de 43 minutes pour compléter l’épreuve. Je me suis basé sur l’écart qui me séparait de Marti Werner sur le parcours de la verticale de Chandolin et son chrono ici même l’an dernier. J’ai aussi considéré les précieuses minutes que mon équipement non optimisé me fait perdre. L’entraîneur en moi est assez content de cette estimation précise, mais j’aurais bien aimé avoir tort et aller plus vite!

Au niveau des sensations, cette course confirme ce que je ressens à l’entraînement. Je préfère monter à ski qu’à pieds… C’est peut-être à cause de ma tendance naturelle à me traîner les pieds! J’ai bien aimé et je comptes bien remettre ça dans deux semaines à la Tzoumaz, une autre verticale, mais avec un format contre-la-montre que j’ai bien hâte d’expérimenter.

J’ai aussi bien aimé l’ambiance. Le repas d’après course et le bon vin valait pleinement les 35.- dépensé pour l’inscription et dans une salle pleine d’athlètes obsédés par leur poids, on était loin de manquer de nourriture! Pour ma part, j’ai préféré remettre la perte de précieuses secondes de gras à plus tard et je me suis nourrit comme un roi.

N'ayant pas trouvé d'images de la course, en voici de la première manche de la coupe du monde qui avait lieu le lendemain: